Le 1er septembre 2026 est une date importante pour toutes les entreprises assujetties à la TVA. Quelle que soit leur taille ou leur statut juridique – TPE, PME, associations, SCI ou encore professions libérales-, elles devront avoir choisi une plateforme agréée afin de recevoir leurs factures électroniques.
L’enjeu est très concret. Bientôt, certains fournisseurs n’enverront plus leurs factures dans les espaces clients habituels. Une entreprise qui n’aura pas mis en place sa plateforme agréée risque tout simplement de ne plus recevoir certaines factures, notamment de ses fournisseurs d’énergie ou d’internet.
Moins d’impayés et temps gagné
Portée par l’État dans le cadre de la modernisation et la digitalisation des échanges entre entreprises, la réforme de la facturation vise à « simplifier la facturation entre professionnels assujettis à la TVA, réduire les erreurs de traitement, accélérer les délais de paiement et renforcer la lutte contre la fraude à la TVA », explique Sébastien Modart, référent départemental à la Direction départementale des finances publiques de la Seine-Saint-Denis (DDFIP 93).
Pour les entreprises, les bénéfices seront nombreux. Les futures factures électroniques reposeront sur des formats standardisés intégrant automatiquement les mentions obligatoires. Cette normalisation évitera les erreurs de saisie et les risques de non-conformité… et par ricochet facilitera le suivi des factures, leur traçabilité, et donnera une meilleure vision de sa trésorerie, permettant aux entreprises de se dégager du temps sur d’autres tâches.
Des offres gratuites
Comment s’y prendre et dans quel ordre ? Plusieurs actions sont à engager dès maintenant.
D’abord, vérifier la présence de son entreprise dans l’annuaire des entreprises à l’aide du numéro SIREN pour s’assurer que vous devez avoir une plateforme agréée. Si c’est le cas : identifier les flux de factures entrants et sortants pour voir quelle plateforme correspond à vos besoins. Si vous avez déjà un logiciel, il propose peut-être déjà cette fonctionnalité. Si vous avez un expert-comptable, rapprochez-vous de lui. « La liste des plateformes agréées est disponible sur le site des impots.gouv.fr et des offres gratuites pour les TPE et les autoentrepreneurs sont disponibles. Beaucoup sont à faible coût et l’inscription est aussi facile que de créer une adresse mail », rassure Sébastien Modart.
Les entreprises qui ont des questions peuvent joindre le numéro national d’assistance de la DGFiP, accessible gratuitement du lundi au vendredi au 0 806 807 807.
Enfin, si votre entreprise est concernée par un « cas d’usage » (une transaction commerciale qui nécessite un traitement spécifique comme les notes de restaurant, l’auto-facturation…), elle peut consulter le guide AFNOR recensant les 44 cas d’usage.
Si l’échéance du 1er septembre 2026 constitue la première marche à franchir avec le choix d’une plateforme agréée et la capacité à recevoir des factures électroniques, les TPE et PME disposeront ensuite d’une année supplémentaire pour préparer la seconde étape : l’émission de leurs propres factures sous format électronique à partir du 1er septembre 2027.
En savoir plus : https://www.economie.gouv.fr/tout-savoir-sur-la-facturation-electronique-pour-les-entreprises