Retour sur : Forum des Transitions au Campus Aultech : des élèves à la rencontre des métiers de la transition

Le Forum des Transitions, co-organisé par Paris Terres d’Envol, l’Education nationale et le monde professionnel, a accueilli durant une matinée des éco-délégués de collèges et de lycées pour leur faire découvrir des entreprises locales et métiers liés à la transition écologique.

Publié le

Le 9 avril 2026, le Campus Aultech à Aulnay-sous-Bois a accueilli la 2e édition du Forum des Transitions. L’événement a permis aux élèves de rencontrer des entreprises locales, engagées dans la transition écologique. Organisé par le Comité local école entreprise (CLEE) – instance co-pilotée par Paris Terres d’Envol et l’Education nationale associant des acteurs du territoire et du monde professionnel.

Un forum pour ouvrir le champ des possibles

L’objectif ? « Ouvrir le champ des possibles à ces jeunes sur les métiers liés à la transition », explique le service emploi, formation, insertion de l’EPT. Les jeunes, notamment au collège, ont une idée très limitée des métiers existants, ils connaissent ceux de leurs parents et de quelques proches.

Nathalie Bois, conseillère départementale formation tout au long de la vie et membre de la CLEE du territoire, complète :  il s’agit « de favoriser des points de repère pour les élèves, des ancrages dans leur imaginaire et leur permettre de se projeter dans leur vie professionnelle et de futur citoyen ».  Ici, il n’est pas question d’un forum d’orientation. « C’est plutôt un forum de découvertes », insiste Nathalie Bois.

L’enjeu est d’autant plus crucial que la décarbonation des activités industrielles locales historiques, comme l’aérien, la logistique ou la construction, constitue un axe majeur de développement du territoire et que les entreprises auront, demain, besoin de compétences.

Découverte d’entreprises, de métiers et de formation

Au total, 280 élèves issus de 10 établissements, dont trois lycées, ont participé à cette matinée. Face à eux : 14 entreprises, acteurs de l’économie sociale et solidaire, établissements d’enseignement supérieur et organismes de formation, associations, mais aussi services de Paris Terres d’Envol (déchets, assainissement, réseaux de chaleur), venus présenter leurs activités, leurs métiers et les formations pour y mener.

Consigne avait été donnée aux intervenants de privilégier le concret. « On leur avait demandé de pitcher leurs activités, en venant avec des objets ou des choses à faire, pour que les élèves comprennent leurs métiers », explique le service emploi formation insertion. Une entreprise d’informatique a organisé un atelier de réparation d’ordinateurs. Une autre dans le secteur du BTP a présenté les matériaux biosourcés, comme la terre crue, utilisés pour la construction.

L’entreprise Hyliko, qui propose une solution zéro émission pour le transport lourd de marchandises grâce à sa gamme de poids lourds hydrogène, a également joué le jeu en « posant des questions aux élèves, du type “Savez-vous quel est le secteur d’activité qui pollue le plus aujourd’hui ?”, “Savez-vous ce qu’est l’hydrogène” », décrit Aurélie Holland, responsable ressources humaines d’Hyliko.

Ce qui a permis d’engager le dialogue et de présenter l’entreprise, son activité et la diversité de ses métiers : ingénieurs généralistes ou spécialisés dans la mobilité, fonctions dites “support”, mais aussi mécaniciens poids lourds, « un métier pénurique aujourd’hui ». « Un jour, certains auront besoin de faire des stages. Et peut-être qu’ils penseront à nous », continue-t-elle.

Autre acteur présent, l’IUT de Tremblay-en-France, représentant plus largement le réseau francilien des IUT, est venu présenter la palette de formations liées à la transition écologique accessible à proximité du territoire. Face à des collégiens pour qui l’enseignement supérieur reste lointain, l’enjeu est double : faire découvrir les formations liées à la transition écologique mais aussi sensibiliser aux choix d’orientation dès le lycée.

« Ils n’ont pas forcément conscience que le choix entre un lycée professionnel, technologique ou général a un impact sur leur accès à certaines filières ou établissements de l’enseignement supérieur, pointe Christelle Dang, responsable communication et relations publiques de l’IUT.  Et ces simples échanges peuvent avoir un réel impact sur leur avenir que ce soit sur leur choix d’études ou leur filière professionnelle future ».

Et aussi théâtre, exposition de projets d’éco-délégués en partenariat avec des entreprises

Pour cette édition 2026, en plus des présentations des entreprises, les élèves ont assisté à une pièce de théâtre de la compagnie Roquetta consacrée aux questions de genre dans les métiers.

Un espace parrainage a également été installé pour découvrir le travail mené par des éco-délégués toute l’année, avec des entreprises locales. Au collège Descartes du Blanc-Mesnil, les élèves ont, par exemple, travaillé avec la ressourcerie 2mains pour créer un dispositif de réemploi au sein de leur établissement.

Au collège Le Parc d’Aulnay-sous-Bois, accompagnés par l’association départementale Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE), les élèves ont réfléchi à la transformation d’une cour de récréation entièrement bétonnée

En route vers une 3e édition

Le bilan est positif. Aurélie Holland d’Hyliko a même remarqué certains collégiens particulièrement intéressés par l’activité de son entreprise.

De son côté, le professeur documentaliste au collège Paul Painlevé, qui a accompagné une classe de 4e, a écrit un courrier pour partager ses impressions : « Nous avons eu la confirmation avec les temps d’échanges que rien n’est plus bénéfique que l’échange avec des professionnels actifs et engagés dans leurs métiers pour développer au la curiosité et à l’élargissement des perspectives de nos élèves », a-t-il exprimé.

Tous les partenaires se projettent déjà vers une troisième édition, potentiellement sur une journée entière. Le CLEE envisage également d’élargir le public et de toucher davantage d’établissements scolaires. « Les métiers et formations liés à la transition sont encore peu visibles. Or, il y a de réels besoins. Pour que l’offre de formation se développe, il faut d’abord que les jeunes aient envie d’y aller », conclut Nathalie Bois. 

Plus d’informations
Contact : Joannita Bonnaire, Cheffe de projets emploi, formation : joannita.bonnaire@paristde.fr